

Acariens (n.m.) : Très grande famille de toutes petites bêtes (mais pas toujours : la tique et l'aoutat sont aussi des acariens). Si on en trouve dans tous les milieux et sous toutes les latitudes, on connait surtout ceux qui vivent dans nos moquettes et nos matelas et provoquent des allergies carabinées. Ils font partie de la classe des arachnides, club d'affreux jojos qui comprend aussi les scorpions et les araignées.
Acide (n.m.) : Composé chimique à qui il manque des électrons (trop de protons*, pas assez d'électrons !) : il est électrophile. Son pouvoir secret est de dissoudre les autres matériaux, justement en leur piquant des électrons, ce qui désorganise leur belle structure moléculaire.
On oppose l'acide à la base, qui est juste l'inverse : un composé chimique qui a des électrons en rab par rapport au nombre de ses protons, électrons qu'il cherche à refiler à la première molécule venue. Un acide, par exemple. On a alors une belle réaction chimique. L'ammoniaque, la potasse, la soude, sont des solutions basiques : une base ne dissout pas, elle cogne.
L'acidité d'un composé quelconque s'exprime par le pH (potentiel hydrogène). Plus le chiffre est faible, plus c'est acide.
* Il est à noter que dans ce cadre, il est plus chic de dire "ion hydrogène" que "proton" (c'est en fait la même chose puisqu'un atome d'isotope d'hydrogène à qui il manque un électron n'est rien d'autre qu'un bête proton).
Acide aminé (n.m.) : Molécule organique (donc propre à un système vivant) qui ne se sent vraiment bien que lorsqu'elle fait la ronde avec ses amis acides aminés, pour former une protéine. Ses composants (carbone, azote, oxygène, entre autres) sont dosés pile-poil pour lui donner à la fois une fonction acide et une fonction amine (c'est à dire basique), d'où son nom. Dans la nature, on compte une bonne centaine d'acides aminés différents, dont une vingtaine dans les cellules.
Adaptation (n. f.) : Quand le milieu change, ou tu t’adaptes, ou tu meurs ! L’environnement sélectionne des caractéristiques physiques ou des comportements qui donnent les meilleures chances de survie à une espèce. En fait cette « sélection » fait le tri des génomes.

ADN (n.m.) Ou "acide désoxyribonucléique". C'est une très longue molécule, une "chaîne", formée de molécules plus petites (les nucléotides), contenue à l'intérieur de chaque cellule de chaque être vivant. C'est son code génétique, la notice de montage qui a permis sa construction et permet son entretien et son fonctionnement.
Chez les humains, il y a en réalité 46 molécules d'ADN dans chaque cellule (les chromosomes), et chacune est composée de deux chaînes complémentaires collées ensemble, la fameuse "double hélice". En temps normal, ces petits vermicelles sont rangés à l'intérieur du noyau de la cellule, et leur boulot est de fabriquer des protéines en assemblant des acides aminés par l'intermédiaire de l'ARN : chaque protéine est codée par un petit morceau de la chaîne, qu'on appelle le gène.
L'ADN sait aussi se répliquer pour former de nouvelles cellules, dont les cellules sexuelles qui permettront sa transmission - pour moitié, si la reproduction est sexuée - à un nouvel individu. Étant porteur de l'information génétique, l'ADN est la base et le moteur du vivant.
Alcalin (adj.) : En chimie, c'est la même chose que basique.
Alimentation (n.f.) : Processus qui permet à un organisme de faire le plein d'énergie, par l'absorption de dérivés du carbone (sucres, graisses, protéines, vitamines, tout ça), qui seront "brûlés" par l'activité dudit organisme et donc à renouveler régulièrement, comme on recharge des piles. La recherche de nourriture est en conséquence, avec la recherche de partenaires sexuels, la grande occupation des êtres vivants.
La base du système alimentaire sur terre, c'est le soleil. C'est lui qui transmet son énergie (chaleur et lumière) aux plantes, qui la passent aux herbivores, qui la refilent aux carnivores, et tout le monde en profite au passage.
Accessoirement, l'alimentation sert aussi chez les humains à se faire plaisir, à favoriser la convivialité, à culpabiliser en prenant du poids, etc.
Amphibien (n.m.) : classe de bestioles dont la vie est plutôt terrestre et la reproduction aquatique. Tritons, salamandres, crapauds et grenouilles en font partie. Le jeune amphibien est une larve (qui a dit « comme tous les jeunes » ?...) jusqu'à sa métamorphose, où lui pousseront des pattes qui lui permettront de s'aventurer sur la terre ferme et où ses branchies deviendront des poumons.
Une autre de leurs caractéristiques est de n'avoir pas de régulation thermique interne (on dit qu'ils sont poïkilothermes), ce qui les oblige à suivre de près la météo avant de partir en vacances.
Leur ancien nom est batraciens.

ARN (n.m.) : Ou acide ribonucléique. C'est la copie presque conforme d'une portion de l'ADN (le gène) qui va servir à coder une protéine précise. Comme il s'agit d'un boulot assez ardu, les molécules d'ARN se mettent à plusieurs pour l'effectuer : ARN messager, ARN ribosomial, et ARN de transfert. Une petite entreprise familiale bien sympathique.
Arthropode (n. m.): embranchement extrêmement peuplé d'animaux équipés d'une carapace articulée - ou cuticule. Ce groupe comprend les arachnides, les crustacés, les myriapodes, les insectes et quelques groupes obscurs. À eux seuls, ils représentent les quatre cinquièmes des animaux. Alors respect !

Atome (n.m.) : Petit grain de matière, formé d'un noyau composé de grains encore plus petits (protons et neutrons), et entouré de grains encore plus petits, les électrons, qui gravitent autour comme les planètes autour d'un soleil. On peut d'ailleurs se représenter la matière, même la plus dense, à l'image du cosmos : quelques grains minuscules perdus au milieu d'un énorme vide.
Mais l'important, comme toujours en physique, c'est moins la matière (les particules, les "grains") que les forces qui maintiennent ensemble ou au contraire dissocient ces particules.
Pour en revenir aux atomes, il y en a de plusieurs type, une bonne centaine, suivant le nombre de protons qu'ils ont dans le noyau. On trouve ça, bien rangé, dans la table périodique des éléments.
Plusieurs atomes peuvent partager des électrons, les avoir en commun, et ça forme alors une molécule. Ces liaisons ne sont pas forcément très stables, elles peuvent se faire, se défaire : ce sont les réactions chimiques. Par contre, les forces qui lient entre eux les composants du noyau de l'atome sont beaucoup plus sérieuses : on ne "casse" cet assemblage que très difficilement et on libère alors une énergie proportionnelle à cette force de cohésion. Ne laissez pas les enfants jouer avec les protons, c'est plus dangereux que les allumettes !
