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Crottes et bouses

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Comment le caca de baleine peut sauver le monde (ou pas loin)?


Les baleines, ces gros mammifères aux petits yeux rieurs, se nourrissent surtout de krill. Il s'agit de minuscules crevettes qui pullulent dans les eaux froides où elles profitent de la richesse locale en plancton. Un repas de baleine est donc constitué de millions de ces petits crustacés gobés d'un coup et retenus dans les fanons lorsque la bête recrache vigoureusement l'eau avalée. Il lui en faut au moins 3 tonnes chaque jour pour se sentir bien.
Le krill n'est certes pas très nourrissant -il en 100 kg pour faire 1 kg de baleine- mais a l'avantage d'être riche en fer. Or, des chercheurs australiens ont remarqué qu'une bonne partie de ce fer se retrouvait dans les déjections du mammifère. Ce fer est une aubaine pour le phytoplancton qui, grâce au baleines peut  proliférer, assurant ensuite la subsistance du zooplancton et de tous les poissons. Mieux, cette  multiplication des micro algues, championnes de la photosynthèse permettrait d'augmenter l'abLes baleines, ces gros mammifères aux petits yeux rieurs, se nourrissent surtout de krill. Il s'agit de minuscules crevettes qui pullulent dans les eaux froides où elles profitent de la richesse locale en plancton. Un repas de baleine est donc constitué de millions de ces petits crustacés gobés d'un coup et retenus dans les fanons lorsque la bête recrache vigoureusement l'eau avalée. Il lui en faut au moins 3 tonnes chaque jour pour se sentir bien.
Le krill n'est certes pas très nourrissant -il en 100 kg pour faire 1 kg de baleine- mais a l'avantage d'être riche en fer. Or, des chercheurs australiens ont remarqué qu'une bonne partie de ce fer se retrouvait dans les déjections du mammifère. Ce fer est une aubaine pour le phytoplancton qui, grâce au baleines peut  proliférer, assurant ensuite la subsistance du zooplancton et de tous les poissons. Mieux, cette  multiplication des micro algues, championnes de la photosynthèse permettrait d'augmenter l'absorption de CO2 atmosphérique, celui-là même qui nous réchauffe le climat et acidifie les océans. Bref, le caca de baleine contribuerait à réduire cette acidification et empêcher le réchauffement.
Il faudrait qu'on adopte tous une baleine, tiens!

 

Gélatine à vapeur : les myxomycètes

c'est mou, gélatineux souvent, de forme incertaine, joliment coloré parfois et ça peut bouger. Qu'est ce que c'est ? Une bête préhistorique? Une plante mutante ? Un champignon irradié ? Non, non et non, c'est un myxomycète.

Après les avoir longtemps rangé avec les champignons, les spécialistes de la binoculaire préfèrent désormais les mettre à part, dans un tiroir proche de certains protistes, mais pas trop éloigné
tout de même des champignons, on ne sait jamais. Du champignon, ils partagent la profession : saprophyte. Un saprophyte, ça profite de l'amoncellement de matière végétale abandonnée pour prospérer. Le myxomycète appartient donc à la clique des décomposeurs. C'est pour cela qu'il mérite sa place ici. Mais aussi pour l'étonnante variété de formes et de couleurs que peuvent prendre les différentes espèces connues (un bon millier), et ça sans tête, sans cervelle, sans but ni destin, rien que pour le plaisir des yeux ou à peu près.

Un myxomycète c'est en fait, une sorte d'association de cellules sans hiérarchie ni partage des rôles. Ici tout le monde est à égalité. Et s'y mets tous pour faire avancer le bousin jusqu'à une source de nourriture., pas de chichi ni de tire-au-flanc. Certains on même poussé l'esprit communautaire jusqu'à abolir les frontières : plus aucune membrane ne sépare les cellules dont les noyaux se retrouvent noyé dans une sorte de cytoplasme géant.


Il n'y a que pour se reproduire que l'on s'organise un peu de façon à édifier un organe qui produira des milliers de spores. Et aussi en cas de coup dur, plus rien à manger, coup de froid ou sécheresse. Là on se rétracte, on se serre les coudes pour résister. Et un myxomycète, ça peut résister très longtemps.


Trois revues ont consacré de belles pages à ces créatures de rêve : Bourgone Nature, N°7, Champignon Magazine n° 52 et La salamandre n°171.

Votez ver !


Ah les vers, que serions nous sans eux ? C'est bien simple, nous n'existerions pas !  Historiquement d'abord, car c'est d'un animale vermiforme qu'est né le premier ancêtre des vertébrés, il y a... oooh, bien longtemps !
Des vers, il y en a des tas de sortes, partout dans le monde. Des minuscules mais immensément nombreux nématodes aux immensément longs némertes (qui peuvent dépasser les 50 mètres) il y en a pour tous les goûts. Mais ceux qui nous intéressent particulièrement ici cont ces vers laboreurs des sols : les lombrics.

S'il en exite à peu près partout dans le monde, on s'intéressera à ceux des forêts européennes, en particulier Lumbricus terrestris, Lumbricus rubellus ou Eisenia fetida... les vers de terres que vous trouverez sous un tas de compost ou de feuilles mortes. Ces trois espèces appartiennent à la famille des annélides (des vers au corps annelé) oligochètes (qui possèdent quelques poils).  L'animal est en effet muni de  poils minuscules qui l'aident à progesser dans les galeries qu'il creuse., une sorte de système anti-retour.
Présentation de l'animal : il est est long, tout ridé, gluant et rose. Pour trouver la tête il suffit de regarder dans quel sens il avance, car notre lombric n'étant pas équipé de la marche arrière, il n'avance que tête devant. Vous verrez alors combien elle est minuscule, cette tête. Dépourvu d'organe sensoriel visible, elle possède néanmoins un cerveau -j'emploie le terme pour ne pas vexer l'animal, fort susceptible. Malgré tout le ver est sensible à la lumière, au contact, aux différences de températures et d'humidité et, peut-être, à la pesanteur.
Comment un lombric occupe-t-il ses journées ? Il mange en creusant -ou le contraire.  Il bâtit ainsi des galeries dans le sol tout en digérant l'humus qu'il contient, ou les débris de feuilles.  Une bonne partie de ce qu'il mange ressort de l'autre côté, soigneusement amalgamé en boulette humidifiées de mucus. Ces boulettes de  « terre »  feront le bonheur des bactéries et champignons.
C'est lui, mare Lombric qui est le plus doué pour rendre fertile à peu près n'importe quel sol, aussi bien en creusant ses galeries (et améliorer au passage l'aération et la circulation de l'eau)  qu'en mélangeant les composants. Et bien s
ûr en digérant tout ce qu'il traverse, il participe largement au recyclage. Mais  c'est un sensible qui déteste qu'on lui dérange ses constructions en retournant sans arrêt la terre ou en la piétinant. Et il ne supporte pas les produits chimiques qu'on répand dans les champs et les jardins (mais qui les supportent à part ceux qui les vendent?).





Décompsés

Que deviennent toutes ces saletés rejetés dans la nature ? Pour le savoir de patients observateurs ont observé : à peu près tout ce qui est abandonné finit par se décomposer:

  • Pelure de fruit : de 3 à 6 mois

  • Papier journal : de 6 à 12 mois

  • Allumette : 6 mois

  • Cigarette : de 1 à 2 ans

  • Chewing gum : 5 ans

  • Canette alu : de 10 à 100 ans

  • Briquet plastique : 1 siècle

  • Sac plastique : de 1 siècle à 1000 ans

  • Carte téléphonique : 1000 ans

  • Polystyrène expansé : 1000 ans

  • Verre : 4000 ans

  • Pile au mercure : très longtemps

Ces données que l'on peut trouver dans divers articles montrent à quel point c'est mal de jeter des  choses dans la nature. Le problème  c'est qu'elles ne sont sans doute pas très fiables.  D'abord elles ne  disent rien des conditions environnementales dans lesquelles se trouvent ces déchets : l'allumette a-t-elle été jetée dans les bois en hiver ou au printemps ? Le briquet était-il encore plein ?
D'autre part, à ma connaissance,  aucun archéologue n'a encore découvert de carte téléphonique utilisée lors des dernières croisades, donc comment être sûr qu'il faut 1000 ans pour les décomposer ? En fait la matière plastique n'ayant guère plus d'un siècle, on n'a pas grande idée du temps qu'il faut pour s'en débarrasser. On sait simplement que c'est difficilement dégradable et peu de microbes sont capable de les digérer. Quant au verre, le temps de décomposition est certainement plus long puisque les volcans en produisent : on connait donc des verres naturels de plusieurs millions d'années.
Pour faire simple, on peut dire que ce qui est riche en eau (comme une crotte de hérisson)  se décomposera plus  facilement que ce qui est riche en matière biologique (comme un hérisson écrasé par une voiture), qui sera tout de même plus simple à dégrader que ce qui est riche en métaux (comme une carcasse de voiture brûlée pour toucher l'assurance), qui mettra tout de même un peu moins de temps à disparaître que ce qui est riche en minéraux (comme un caillou). Mais tout dépend surtout des conditions extérieures.

Jeu : Devine qui a fait ça?
Les coupables sont :
le rat, le cerf, la belette, le castor, le hérisson, le chevreuil, la fouine, la loutre, la belette, le putois, le lapin, la souris, le chat sauvage, le chien domestique, le cheval, la vache, l'homme et le martien.
A vous de trouver quelle crotte est à qui!
crottes


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