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Homme

           

Qu'est-ce qu'être humain ?

Entendons-nous bien sur ce que c'est qu'un humain, au sens purement biologique. Tout comme il existe des tas de critère pour distinguer un téckel à poil dur d'un saint-bernard, il doit bien y avoir des caractères propres qui permettent de dire « ça c'est un humain, ça c'en n'est pas un! ». en clair, que faut-il posséder pour accéder au genre « Homo ».

1 Être bipède . C'est à dire passer le plus clair de son temps à se déplacer sur ses deux pieds. Cela revient aussi à posséder des membres inférieurs longs, bien musclé, droits et terminés par des pieds munis de cinq orteils courts et parallèles.

2 la bipédie est forcément liée à la station verticale du corps. Le tronc est donc posé sur le bassin, les main ne touchent pas le sol. Et la tête est au-dessus du reste. Pour assurer l'équilibre de cette situation à priori instable, il faut être doté d'une colonne vertébrale présentant trois courbures typiques. Et aussi de muscles fessiers développés.

3 la verticalité suppose que, par gravitation, les organes tendent à tomber. Il faut donc un moyen de le retenir : c'est le bassin en forme de corbeille.

4 la main humaine possède des doigts aussi long que la paume. Ces doigts sont, en outre parfaitement droits (contrairement à ceux des singe qui les ont plutôt courbés).

5 le tronc a la forme d'un tonneau aplati ; il est à peu près aussi large de la base du cou au bassin car le thorax n'a pas la forme conique des autres singes.

6 le crâne est globuleux, lisse (il n'y a pas de crêtes pour soutenir des muscles) et haut.

7 son cerveau a un volume compris entre 1000 et 2000 cm3.

8 sa mâchoire est petite, ses dents peu impressionnantes.

9 il passe son temps à utiliser des objets pour faire plein de trucs.

10 il pense souvent à son passé, imagine parfois son avenir et invente des trucs qui n'existe pas dans la nature (comme les martiens, le capitalisme ou Pikatchu).

11 il communique au moyen d'un langage très élaboré, qu'il peut même parfois retranscrire sous forme de petits signes graphiques.


C'est avec tous ces critères en poche que les paléontologues s'en vont explorer le monde à la recherche de nos ancêtres...


 

Histoire naturelle de l'outil


Au sens large, un outil est un objet que l'on utilise pour effectuer une tâche que sans lui, on n'y arriverait pas -ou moins bien. Partant de là, on se rend compte que bon nombre bestioles ne se gênent ps pour nous imiter en utilisant elles aussi des outils : quelques oiseaux, comme un pinson des Galapagos, s'arment d'un piquant de cactus pour déloger de juteuses larves, le vautour percnoptère sait casser les œufs d'autruche avec une pierre. Une sittelle américaine recherche un petit morceau d'écorce juste comme il faut pour s'en servir de pied de biche et soulever.


La loutre de mer est une utilisatrice d'outil. Pour briser des coquillages, elle recherche une pierre plate de bonne taille qu'elle pose ensuite sur son ventre en guise d'enclume. Ici, il y a donc un choix de l'objet avant son utilisation, ce qui n'est déjà pas si mal pour une bête.

Les primates passant pour les intellos du monde animal, on peu s'attendre à trouver chez eux une large utilisation d'outils en tous genres. Déception ! Si la plupart sont capable d'apprendre à manipuler très finement, en captivité, ils sont rares dans la nature à utiliser autre chose que leur quatre mains. Mais sans doute n'ont-ils pas besoin de plus.

Du côté des « grands singes », nos plus proches parents, c'est autre chose. Les orang outans utilisent facilement des bâtons pour faire tomber des fruits, effrayer un serpent ou... sonder le fond d'une rivière (et dans ce cas, le bâton sert aussi d'échasse.). Ils n'hésitent pas non plus à se servir d'une grande feuille comme parapluie.

Les gorilles et les bonobos ne voient guère l'utilité de s'encombrer d'accessoires, contrairement aux chimpanzés. Ceux là utilisent couramment des bâtons et des pierres pour faire fuir les grosses bêtes. Ils boivent en se confectionnant une sorte d'éponge de feuilles, ou bien à l'aide d'une grande coque de fruit. Ils cassent leurs noix avec des pierres. Certains utilisent même des « enclumes » (pierre ou vieille souche). Dans ce cas, ils y reviennent souvent. Pour la pêche aux termites, il y a deux écoles : les adeptes de la baguette fine et ceux du pinceau. Les premiers - ceux sont surtout les chimpanzés kényans et sénégalais, choisissent une fine et longue brindille qu'ils enfilent dans les orifices de la termitière. Les insectes, pas futés, s'y accrochent et le singe n'a plus qu'à déguster sa brochette.

L'autre technique -à la mode au Gabon ou en Afrique centrale, consiste à creuser un bon trou avec un gros bâton puis, à l'aide d'une brindille effilochée à son bout, cueillir les bestiole comme avec un pinceau.

Pour clore ce petit tour d'horizon de la technologie animale, il faut préciser que les grands singes qui vivent avec les humains apprennent très vite à utiliser la plupart de nos objets usuels.



La belle famille

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Ces fiches sont extraite du magnifique ouvrage "la Longue marche d'Homo sapiens" editions Ellipses 2005




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