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Les Jeux Zoolympiques

1 Les plus rapides      2 Les plus endurants     3 Les plus haut     4 Le plus lent

les plus rapides à la course

la course à pied est, comme disent les commentateur, l'épreuve reine des jeux. Aussi, c'est par là que l'on commencera. Mais, attention, il y a course et course : du cent mètres où il faut donner toute sa puissance pendant quelques seconde au marathon, où il faut pouvoir courir 42 km et des poussières.

Rois du sprint

Un cent mètres dure moins de 15 secondes. Or, vous avez certainement déjà fait l'expérience, ô lecteur courageux et sportif, de rester 15 s sans respirer. Rien de plus facile. Pendant un temps aussi court, les concurrents n'ont pas vraiment le temps de respirer et leurs muscles travaillent donc sans oxygène, en anaérobiose, comme disent les spécialistes.

Pour se contracter un muscle a besoin d'énergie. Celle-ci lui vient d'une petite molécule, l'ATP, qui est comme une pile rechargeable. Chaque molécule d'ATP apporte 30 kj/mol environ, sans consommer d'oxygène. Ensuite, cet ATP doit être rechargé. Donc, les muscles du coureur consomment un max d'ATP.

Seulement, les muscles, même après un super entraînement n'ont guère de réserve d'ATP : à peine de quoi tenir 3 ou 4 secondes. Pas suffisant donc pour atteindre la ligne d'arrivée, même d'un 100m. Par chance, les muscles possèdent un système de recharge rapide des ATP : la phosphocréatine. Un simple contact entre les deux molécules suffit à rendre les ATP à nouveau opérationnels. . Mais là encore, les réserves sont maigres et suffisent tout juste à finir son sprint.

sprinterDonc pour gagner la médaille d'or du 100 m, il vous faudra une musculature puissante des jambes et des cuisses bien sûr, mais aussi des épaules, parce que les vrai champions courent autant avec les bras qu'avec es jambes. Bé oui, c'est le balancement des bras qui va commander la vitesse de la foulée. Une simple variation de l'angle du coude peut modifier la vitesse. Donc, gros bas et jambes musclor !

Et pas n'importe quoi comme muscle, s'il-vous plaît ! De la fibre rapide au maximum. Les muscles de tout un chacun présente en effet deux sortes de fibres musculaires : les rapides, qui travaillent en puissance et sans oxygène, et les lentes, reine de l’endurance mais qui réclame de respirer. Un muscle normal possède à peu près autant des deux. Avec un volant de fibres indéterminée qu'un entraînement judicieux modifiera dans un sens ou dans l'autre.

Ajoutez à ça un mental d'acier, une concentration bétonnée sur la ligne d'arrivée et vous franchirez vos 100 m en une petite dizaine de secondes. Et même moins avec quelques potions secrètes dont on causera plus loin. Mais 100 m en 1 s, ça vous fait déjà du 36 km/h.

Une vitesse de lipinou

Pour gagner la médaille d'or aux jeux, il faudra pousser même jusqu'à 37-38 km/h... une vitesse de lapin enrhumé... dans la nature, ils sont nombreux à aller beaucoup plus vite. Un sanglier dépasse les 40 lm/h, un lièvre atteint les 70, une gazelle peut dépasser 85. quant auguépard, c'est de notoriété publique : il dépasse -de peu- les 100 km/h sur une courte distance, ce qui le met à 3 s de la ligne d'arrivée du 100 m -sans tenir compte du temps d'accélération.

là déjà, il se sent moins fier le médaillé. Mais quel est donc le secret de cette bête à l'allure féline (mais qui n'est pas un membre du club des félins). Il en a plusieurs.

Il est grand et élancé, avec une petite tête et un corps mince qui lui donne légèreté et aérodynamisme. Ses longues pattes n'ont pas de griffes rétractiles, ce qui lui permet de mieux accrocher dans les virages et les accélérations. Sa longue queue lui assure un équilibre parfait à pleine vitesse. Mais, surtout, il est équipé d'une colonne vertébrale parfaitement élastique qu'il plie et déplie à chaque foulée. Associée à une formidable extension des membres il bondit de plus de 7 m par enjambée, aussi bien qu'un pur-sang, pourtant nettement plus grand.

guepard




 

Les plus endurants

Les loups sont capables de parcourir en une nuit une centaine de kilomètres. Au début du siècle, les militaires européens -et ailleurs sans doute- organisaient de grandes courses de 100 à 150 km. La plus célèbre était le raid Bruxelles-ostende, de 132 km. Comme toute course, il s'agissait d'arriver le plus vite possible. Le record fut établi en 1902, en un peu moins de 7 h -soit une moyenne de 19 km/h. Le problème, c'est que les chevaux mourraient d'épuisement pendant ou après la course.

La meilleur performance enregistrée est celle du pronghorn, l'antilope d'Amérique : plus de 60 km/h maintenu pendant dix minutes, soit à peu près 11 km. À titre de comparaison, le champion du 10 000 m a besoin de 26 minutes pour parcourir la distance.pronghorn

D'accord, mais l'homme, il peut courir plus longtemps puisque le marathon, c'est 42 km et des poussières.

Mais qu'est-ce que 42 km (et des poussières) à côté des 700 km des gnous de la savane africaine, des 1000 km parcourus chaque année par les saïgas, dans la steppe mongolienne, et mieux, des 3000 km du caribou, à travers la toundra ? Enfoncé l'Homme, pas vrai ??

et ien pas tant que ça. Car si les animaux migrent par besoin, par instinct, il y a des humains un peu fêlés, ou passionnés, comme vous voulez qui ont très largement dépassé ces distances. Par exemple, les courses de 100 km se parcourent en à peine plus de 6 h, soit plus de 16 km/h de moyenne. Dans le val d'Aoste, on court chaque année le Tor des géants, 336 km en montagne ! Les meilleurs font le parcours en 80 h, les derniers mettent 150 h (6 j et 6 h), ce qui est encore plus méritant ! Dans ce genre de course, les temps de repose doivent être réduits au minimum si on veut gagner.

Une des plus longue course se déroule aux states, c'est la «  1300 miles », soit 4989 km. Le record a été établi en 42 j 13 h. enfin, un français vient récemment de terminer un parcours de 26000 km en 365 jours (sans jour de repos). Bref, l'Homme (entraîné) peut apparemment courir sans limite, du moment qu'on lui donne à boire et à manger.



Les plus haut

Vise le ciel !

Pour sauter haut, il faut une énergie maximum. Donc, le sauteur s'efforce d'arriver avec la meilleure vitesse possible au bas de la barre : son énergie est alors proportionnelle à sa vitesse (c'est l'énergie cinétique égale à la moitié de la masse par le carré de la vitesse, je dis ça pour les matheux qui aurait raté un épisode, les autres, laissez tomber!). Ensuite, pour transformer cette énergie que vous avez accumulé en force antigravitationnelle, il faut optimiser l'impulsion. Là, il faut vous penser comme un ressort : on emmagasine l'énergie en le comprimant. Il faut des muscles d'une grande souplesse, et surtout, une gestuelle parfaite.

C'est aux jeux de Mexico en 1968 qu'on a vu apparaître une drôle de façon de passer la barre en arrière, d'un jeune amerloque du nom de Fosbury. À l'époque, il n'avait pas battu le record mondial de 2,28 -par devant, donc- mais, c sa technique a vite été adoptée par tous les sauteurs. Des études de balistique ont montré que c'était la plus efficace.

Le sauteur décrit en arrivant une courbe qui lui permet d'augmenter son énergie par les jeux des forces centrifuges et centripètes. Il peut aussi utiliser tout son corps comme ressort se déployant au moment du saut. C'est intéressant car cela évite de trop plier la jambe d'impulsion. Du coup, le centre de gravité reste élevé, et c'est ça de gagné pour la hauteur de saut. Enfin, dans ce saut en arrière les bras ont un rôle primordiale pour faire monter de quelques centimètres. Et puis, cette technique a résolu le problème du passage des jambe puisque une fois ventre en l'air, les jambes suivent automatiquement en passant encore au-dessus plutôt que de traîner lourdement en dessous comme lorsqu'on saute par l'avant.

Cette belle technique a permis d'atteindre le record actuel de 2,45 m (record qui date de 1989!). cela met l'homme à 2 cm du cheval (2,47 m)... mais loin derrière les spécialistes du saut :

    • le Grand Kangourou, qui pèse à peu près comme un humains atteindrait les 3 m de haut ;

    • la gazelle Springbok est capable de sauter à plus de 3,50 m à pieds joints ;

    • certaines gerboises savent sauter jusque près de 2,50 m parait-il ;

    • le Puma peut bondir à plus de 4 m de haut, certains disent même 5 m voire 7m , mais ça reste à vérifier ;

    • le dauphin ferait des bond à 6 m au-dessus de l'eau, mais c'est de la triche car il les fait dans l'eau, justement...






Le plus... lent

Né dans une famille sportive, d'un esprit sportif moi-même, j'ai toujours été fasciné par l'allure des escargots. Cette manière qu'ils ont d'avancer en portant leur maison sans jamais avoir l'air de forcer m'a toujours épaté.

Petit, je prenais un malin plaisir à poser mes escargot sur une vitre pour les regarder par en dessous. Plus tard c'est sous les jupes des filles que j'eusse aimé regarder, mais elles refusaient systématiquement de s’asseoir sur les vitres que je leur présentais. C'est que j'ai mis un certains à savoir faire avec les filles. Mais baste, revenons à nos escargots.

En les regardant par en dessous je voyais bien, ce que l'on m'avait présentait comme un tapis roulant, n'en était pas vraiment un. Des années d'études m'ont permis de comprendre les secrets de la reptation scarabienne.

Son ventre sur lequel la bête repose est son pied. Cette confusion des genres lui vaut d'être catalogué comme gastéropode. Et dans ce ventre-pied, il y a du muscle. Du bon gros muscle bien musclé, celui-la même que vous dégustez à noël avec un beurre persillé (mais vous mangez en même temps le cerveau, le foie, l'intestin et toutes les glandes de l'animal, mais ça faut pas le dire pour pas dégoûter). Un gros muscle donc, agencé en bandes transversalement à la longitudinité de la bestiole. Ces bandes musculeuses se contractent alternativement, créant une turgescence locale qui permet la reptation. Dit autrement, ça gonfle là, ça dégonfle à côté, et ainsi d'un bout à l'autre du mollusque. En même temps, il sécrète un fluide qui lui permet de glisser sur n'importe quel support tout en y adhérant parfaitement (bé oui, il glisse sans souci sur un mur vertical sans se péter la tronche).



Avec tout ça notre gastéropode progresse de quelques centimètres par seconde. Lors des derniers championnats du monde, le record de 0,0275 m/s détenu par un Haspersa hélix britannique n'a pas été battu.





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